[#Mais la capacité existe. L’Algérie dispose du
potentiel solaire le plus important du pourtour
méditerranéen, 3 500 heures par an dans le
désert du Sahara. L’énergie « reçue » est esti-
mée à « 169400 Terawatts heure/an ». Soit
cinq mille fois la consommation d’électricité
actuelle.
Dans un premier temps l’objectif est de parve-
nir à fournir 4% des besoins en électricité à
partir de sources renouvelables d’ici 2020 !
Soit 375 MW. Ensuite 120 mds $ seront inves-
tis pour parvenir à une production de 22 000
MW. La moitié de cet argent viendra du gou-
vernement, l’autre de partenaires privés,
locaux ou étrangers. Quelques deux cent mille
emplois pourraient ainsi être crées dans ce sec-
teur. A terme il s’agira d’exporter 50% de cette
production.
Outre le solaire le pays dispose d’un potentiel
pour l’éolien sur les hauts plateaux, et de res-
sources géothermiques. Plus de deux cents
sources chaudes sont répertoriées dans le nord
du pays, et la nappe albienne qui court sous le
sud-ouest du pays possède une eau à 57°.
Combinées ces sources constituent une puis-
sance estimées à 700 MW/an.
Pour l’heure, la Sonelgaz, « société nationale
de l’électricité et du gaz », crée en 1969, dis-
pose du monopole du transport, de la produc-
tion, de la distribution de l’énergie électrique
en Algérie. Elle compte 7 millions d’abonnés à
l’électricité et 2,9 millions au gaz.
Le parc algérien représente une production de
11 324 MW/an, dont 8 438 par la Sonelgaz et
2 900 par des producteurs indépendants.Le
réseau touche 98% de la population. La
consommation ne cesse de croitre : + 5,6%
par an en moyenne au cours des années 2000 !
La Sonelgaz table sur un taux de 4,25% pour
les années 2010-2020,
Le gaz connait une croissance encore plus
forte avec +8,5% par an pour le nombre de
clients et +10,8% pour les ventes. Le taux de
couverture actuel est de 44%. Pour la décennie
2010-2020 Sonelgaz prévoit une croissance de
6,8% l’an, soit le cap de six millions de clients
atteint d’ici 2020.#]
Source : Chambre de Commerce Franco-Arabe



