[#La part des hydrocarbures reste importante avec 59% du PIB total en 2012, comparativement à 58% en 2011. Les prévisions de la QNB se base sur un prix moyen du baril de pétrole à 120 dollars.
Si les prix du pétrole en 2013 devaient tomber en dessous de 110 dollars le baril, le PIB se contracterait de 1,3%. Inversement, si les prix du pétrole devaient grimper de 120 $ en 2012 à 130 $ en 2013, le PIB nominal du Qatar augmenterait de près de 12,2%, soit plus du double de la prévision de croissance de référence.
Le richissime petit émirat est l’un des tout premier exportateur mondiaux de gaz naturel liquéfié(GNL). En 2012, la production de GNL devrait atteindre son objectif de 77 millions de tonnes par an soit une augmentation de 16 % par rapport à 2011. La nouvelle usine Pearl GTL( transformation du gaz en liquide) inauguré en novembre 2011 à Ras Laffan est entré dans sa première année de production
avec une moyenne de 139.000 barils par jour, ce qui conduit à une augmentation de 126% de la production par rapport à 2011, suivie par une autre augmentation prévue de 25% en 2013. L’augmentation de la production de gaz pour alimenter les trains de GNL et de l’usine de GTL conduira à une augmentation de 24% dans la production de condensats à une moyenne de 805.000 barils par jour en 2012-13.
Ces condensats sont des hydrocarbures de hautes qualités associés à la production de gaz naturel pour se liquéfier sous des pressions de surface. L’augmentation de la production de condensats et de la production du GNL corrélée au prix élevé du pétrole sera le principal moteur de la croissance au Qatar pour 2012-2013 et la part des hydrocarbures dans le PIB nominal avoisinerait les 465 milliards de riyals qataris soit près de 93 milliards d’euros.
Le secteur hors hydrocarbures devrait croître de 15,4% en 2012 et de 8,9% en 2013, avec les valeurs correspondantes de 61,6 milliards d’euros et 66,6 milliards d’euros. Les secteurs qui contribuent le plus aux PIB hors hydrocarbures sont les services financiers, ce qui représente 26% en 2012, suivis par les services publics et le secteur de la fabrication avec 22%.#]
La rédaction



Le Qatar fantasmé